Victor HUGO (1802-1885) : Je suis naïf, toi cruelle

Je suis naïf, toi cruelle,
Et j'ai la simplicité
De brûler au feu mon aile
Et mon âme à ta beauté ;

Ta lumière m'est rebelle
Et je m'en sens dévorer ;
Mais la chose sombre et belle
Et dont tu devrais pleurer,

C'est que, toute mutilée,
Voletant dans le tombeau,
La pauvre mouche brûlée
Chante un hymne au noir flambeau.

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