Quand je veux mesurer votre auguste hautesse
A l'état abaissé de mon coeur langoureux,
Je me plains de l'amour, ce tyran rigoureux,
Qui par si haut objet abusa ma jeunesse,

D'autant que le penser qui m'élève sans cesse
Presque ne peut atteindre à cet astre amoureux,
Tant que hors d'espérance, il me faut, malheureux,
Redoutant le destin maudir' la hardiesse.

A cet audacieux je me vais comparant
Qui chut parmi les flots, au soleil aspirant,
Et vola sans prévoir sa fin triste et fatale.

Donc s'il me faut périr, trébuchant rudement
Dedans la mer d'amour que j'ai cru follement,
Vous serez mon soleil, moi le fils de Dédale.

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