Siméon-Guillaume de LA ROQUE (1551-1611) : Puisque je reconnais que le ciel détermine

Puisque je reconnais que le ciel détermine
Que je languisse encor en la captivité,
Je me tiens bienheureux qu'une telle beauté
Me cause en la servant le bien ou la ruine,

Ainsi que j'aperçois que ma raison encline
A rendre à vos beaux yeux toute ma liberté.
Enfin il ne m'en chaut de me voir tourmenté,
Puisque d'un tel sujet mon mal prend origine.

La mort de Phaëton honora son désir.
Si le péril est grand, tel sera le plaisir,
Si je parviens au bout de l'espoir qui m'engage.

Je vois bien que le sort conspire mon trépas,
Mais j'aime mieux qu'on die avoir eu ici-bas
Trop de présomption que trop peu de courage.

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