Le 7 avril 2006

Le souffle du vent
Ă travers les interstices de ma fenĂŞtre
entretient mon ennui
par ce jour de sale temps.
Il pleut, il pleut bergère…
Bah oui ! il pleut…
Que veux-tu faire ?
On habite Ă Paris,
la ville de lumières,
de lumières de la nuit,
en plein jour…
Juste parce que le jour est sombre aujourd’hui.

Le 7 avril 2006

Cet après-midi là ,
le temps était à la promenade.
Hugo et Maupassant
se baladaient gaiement
sur leur bicyclette bleue
dans les rues de Paris.
C’est alors qu’au détour d’une allée,
par un destin bien tragique,
les deux hommes se sont percutés
sur l’île de la cité.
A moitié sonnés sur leur sonnette,
ils se sont relevés en titubant,
se sont regardé,
ont esquissé un sourire,
et ont dit en mĂŞme temps:

Les grands esprits se rencontrent !…

Le 7 avril 2006

Là où tous les bâtons ont coulé
Là où tant d’organes ont pleuré
Je me suis perdu
Comme tant d’autres
Dans ce triangle incomparable
De cette fille invulnérable
Qui n’était autre que …

L’eunuque de tout Ă l’heure !…

Le 7 avril 2006

Le téléphone est pratique
Le Minitel fantastique
Mais comme le dit Brigitte:
“ Avec ou sans fil,
Le tĂ©lĂ©phone s’enfile !… ”

Le 7 avril 2006

La société privilégie les riches
La justice ne fonctionne que pour les riches
L’argent ne parvient qu’aux riches
La chance ne sourit qu’aux riches
Les riches ne fréquentent que les riches
MĂŞme les rimes sont riches
La joie n’est que pour les riches
Les belles filles aussi
Mais je ne veux pas ĂŞtre riche
Je veux juste que la société soit plus juste
Que la justice soit plus juste
Que l’argent, que l’argent, …
Que l’argent disparaisse
Que la chance se partage
Comme la joie,
Et les filles…
Je veux un monde utopiste
Que mĂŞme les anarchistes
Ne sauraient perturber
Que LA religion,
Car il n’y en aurait qu’une,
Que LA religion envierait
VoilĂ ce que je veux.

Le 7 avril 2006

Un eunuque en chaleur
Contemple le bonheur oublié
Qui jadis faisait peur,
Peur Ă en rigoler
Et Ă en pleurer aussi
Il se regardait dans le miroir
Seul, un soir
Un soir de pleine lune
Et sans raison aucune,
Il se mit Ă rire, Ă rire,
A rire aux éclats
Puis, le souvenir vint perturber
Cette solitude juvénile
Qu’il avait prohibé
De son slip en vinyle
Sa mine changea de mine,
Son rire s’évapora
Lorsque la nostalgie
S’empara de lui
L’eunuque versatile
Désormais infertile
Songeait à son organe érectile
Il se regardait, de haut en bas,
De bas en haut
Et puis se disait, tout bas
Que ça sonnait faux
Un corps d’homme
Des seins de femme
Un sexe intérieur
Dans sa tĂŞte, dans son coeur
Il avait froid et peur
Peur de se qu’il sera
Peur de se qu’il deviendra
Dans son monde trop étroit
OĂą les gens dilapident
L’intransigeance stupide
D’une société égoïste
Et je-m’en-foutiste

Le 7 avril 2006

Un soir au mois d’Août
par un temps bien trop doux
je prenais le métro
avec rien sur le dos
Arrivé à La Fourche
c’étaient pas les 3 douches
qui allaient m’empêcher
de suer sur mes pieds
Je coulais, je coulais, je coulais
je coulais tellement
que tous mes vĂŞtements
étaient trop humides
pour retenir les lipides
qui s’évadaient de moi
Un accordéoniste est entré,
un peu trop mal fringué
pour que quiconque le prenne
pour autr’ chose qu’un clochard
Il m’a tué les oreilles
et arraché le soleil
qui s’était incrusté
dans mon coeur excédé
par tant de misère
Un soir au mois d’Août
par un temps bien trop doux
je prenais le métro
et j’en avais plein le dos.

Le 7 avril 2006

La vie est dure pauvre Terrien
Vision obscure et puis plus rien.
Prisonnier de l’amour-passion
Qui nous fait perdre la raison
Sans nous laisser une chance
De retrouver notre enfance.
Sans soucis
Sans ennuis
Pleine d’envies qui s’enfuient.
L’amour naïf et pur
Qui reviendra j’en suis sûr
Nous remplir de vie.

Le 7 avril 2006

Je m’en vais vous compter
une histoire fantastique,
expliquant la sexualité
des mouches helvétiques.
Il fût un temps,
bien lointain naguère,
où une mouche d’antan
faisait sa prière.
Elle était accroupie
sur une crotte de bique
invoquant sa myopie
au grand dieu des lombrics.
 Â
C’était quelque chose comme ça:

“ Oh, Dieu des lombrics…
qu’ai-je pu faire par le passé
pour mériter ta volonté gnostique ?
Tu m’as donné tant d’yeux
qui ne me servent Ă rien,
mais je t’implore mon Dieu,
moi, le simple terrien ! ”

“ Suffit ! ”, dit le dieu des lombrics.
“ Tu n’as certes pas une bonne acuité,
mais tu ne connais pas le secret…
le secret de ta fĂ©conditĂ© !…

Vas ! Trouves la mouche dorée,
sur le chemin du pouvoir,
le chemin vénéré,
entre les barrières immenses
des montagnes Alpines. ”

Puis il disparut.
La mouche, intriguée par l’idée de draguer
prit ses pattes Ă son cou
et partit en faire quatre cents…
“ J’en suis sure, y’a rien à voir ! ”,
dit-elle dans un élan émancipateur.

C’est toute de noir vêtue
que la mouche disparut
dans la moiteur herbacée
d’une prairie violacée
par un soleil perforateur.
Le périple de sa quête
serait trop long Ă expliquer
mais sachez que la mistinguette
en à réellement bavé.
Arrivée à Davos,
dans les Alpes Rhétiques,
la mouche reprit son souffle
oublié dans ce voyage érotique.
“ Mouche dorée, 10 Km ”,
lisait-elle sur une pancarte
qu’ils avaient dû omettre
d’indiquer sur sa carte.

Romaric, la mouche dorée,
vivait dans un palace.
Une espèce de diarrhée
complètement dégueulasse
qu’il venait d’acheter
Ă une fourmi molasse.
A l’entrée de sa demeure
il y avait une foultitude de mouches
de toutes les couleurs
et de toutes les souches.
D’après l’impressionnante odeur
qui volait dans les airs,
elles étaient en chaleur
et toutes célibataires.

“ A la queue, comme tout l’monde ! ”,
criaient les plus fécondes.
Il faisait si chaud Ă attendre debout,
que les mouches tombaient comme des mouches…
Elles entraient, une Ă une
dans le royaume, et chacune
ressortait trois minutes après.
Lorsqu’arriva le tour
de la mouche nationale,
on entendit les tambours
de sa profondeur vaginale
qui résonnait dans les têtes
de celles qui chantaient Ă tue-tĂŞte
l’hymne à l’amour.

“ C’est donc toi que j’attends
depuis bien trop longtemps ! ”,
lançait Romaric en poursuivant.
“ C’est donc toi l’élue
qui engendrera la diversité
de notre race d’excitĂ©es ?!… ”,
lui faisant don d’une descendance
qui s’engouffra avec prestance
dans la machine Ă fabriquer
des moucherons bien répliqués.

Peu de temps après,
les moucherons ont grandit,
se transformant en mouches
comme il était prédit.
Elles sillonnèrent le monde
en tournant sur elles-mĂŞmes;
à des mètres à la ronde,
on les entendait quand mĂŞme.

Elles se posent sur un bras,
on les repousse.
Elles se posent sur l’autre bras,
on les repousse Ă nouveau,
et ainsi de suite…
Jusqu’à épuisement de l’un ou de l’autre.

C’est donc ainsi que s’est produit
l’histoire des mouches helvétiques
qui, par un destin tragique,
allaient nous gonfler pour la vie.

Le 7 avril 2006

La vie est comme une bougie
Elle prend naissance avec le feu de l’amour
Et se consume sans issue de secours
Elle connaît des hauts et des bas
Des bouffées de chaleur
Que l’on ne maîtrise pas
Des pôles à l’équateur
Puis elle s’éteint dans un léger soupire
Ou avec le vent comme l’aurait dit Shakespeare

   UnePoĂ©sie.com is proudly powered by WordPress | "Une PoĂ©sie" theme by L'Art Pour Tous