Sur ses ailes, Amour, d'un vol plein de vitesse,
Sans donner à mon âme un moment de repos,
Plus vite qu'un dauphin qui traverse les flots,
Me transporte haut-volant vers ma chaste déesse.

Jamais de tel randon* des aquilons la presse,
Franchissant à l'envi d'Amphitrite les sauts,
Si raide n'élança par le glacis des eaux
Le vaisseau désarmé vide de toute adresse.

Comme sur les cerceaux de cent mille désirs
Le vent impétueux de mes ailés soupirs
Me trajette à grands bonds au phare de sa vue :

Flambes d'amour et vous, soupirs, enfants de l'air,
Passez-moi sans danger cette amoureuse mer,
Et puis à mon retour que votre feu me tue.

(*) mouvement impétueux

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