Archives pour la catégorie De choses et d’autres

EVEILLE AUX CHANDELLES

La vie est comme une bougie
Elle prend naissance avec le feu de l’amour
Et se consume sans issue de secours
Elle connaît des hauts et des bas
Des bouffées de chaleur
Que l’on ne maîtrise pas
Des pôles l’équateur
Puis elle s’éteint dans un léger soupire
Ou avec le vent comme l’aurait dit Shakespeare

ARRETEZ !

Bastia, deux heures de l’après-midi
sur la place du lundi
une bombe explosa.
C’était dans un jardin
qu’arriva l’attentat
au milieu des gradins
couleur magenta.
Les secours affluaient,
le sang aussi…
Les gens pleuraient,
les saules aussi…
Le désespoir envahissait
les âmes des survivants,
persuadés d’un trépas trop flagrant.
“ Mon enfant !
Sauvez mon enfant ! ”,
criait une mère en pleurs,
qui la mort faisait peur.
Pourquoi les fanatiques existent !
C’est dans un monde immature
que les innocents périssent
se jetant en pâture
la première milice.
Je vous en supplie,
arrêtez les dégâts !
Toutes ces tâches accomplies
ne sont que l’agrégat
de haines incessantes.

AU FEU !

Vert, orange, rouge
Au rouge, personne ne bouge
Tout le monde attend
Le signal de départ
Où les chauffards seront contents
De faire crisser les pneus de leurs chars

Au vert, faut pas s’en faire
Les klaxonnes résonnent
Au cas où les caméléons
Seraient vraiment trop cons
Pour démarrer l’heure

A l’orange, c’est très étrange
Les chauffards de tout l’heure
Accélèrent tous de peur
Que leurs chars calent l’arrêt
Et ne redémarrent plus après
Les autres s’arrêtent comme ils peuvent
Les vieux, les jeunes, les veuves
Et ainsi de suite …

LES TOPS OUBLIES

Il y aura toujours des moches
Pour la bonne et simple raison
Que les moches se marient avec les moches
Et qu’ils copulent foison…

UN DIMANCHE MATIN

Un matin de dimanche ensoleillé
Les gens se pressaient de sortir de l’église
Pour aller déjeuner ou alors travailler
Ou bien encore pour faire leurs valises
Qui les attendaient aux pieds de l’escalier.
Il parlaient, ils racontaient leur vie,
Certains riaient même de l’office accompli
Alors que les plus pratiquants d’entre eux
Repartaient, la tête basse, déj poussiéreux.

Il y avait toutes sortes de gens.
Des riches, des moins riches,
Des snobs, des plus snobs encore,
Mais tous avaient en commun
Cette même volonté
De se retrouver
Un dimanche matin
A l’église du coin.

Parmi eux, on pouvait trouver des écrivains,
Des physiciens, des mathématiciens aussi.
Comme par exemple Guillaume de L’Hospital,
Marquis de Sainte-Mesme.
Saviez-vous que cet homme
Venait de publier un livre anormal:
Le premier manuel de calcul infinitésimal.
Alors quant au sortir de la cour

Il passait sans même faire un détour
Devant les mendiants qui lui tendaient la main,
Vous imaginez la honte
Qui avait pu s’abattre sur lui ce jour-l
Lorsque toute la cour s’écria:

Regardez cet homme,
C’est L’Hospital qui se moque de la charité !

LE TEMPS, C’EST RAGEANT

L’aiguille tourne, tourne en rond
c’est une course contre la montre
elles sont trois
et elles tournent, tournent
sans jamais se croiser
elles ne peuvent que se dépasser
la petite tourne
la moyenne tourne
soixante fois plus vite
la grande tourne
soixante fois plus vite encore
et dépasse la moyenne
qui dépasse la petite
et ainsi de suite

TROP TÔT

un clochard est mort dans sa tête
il ne disait rien
il ne pensait rien
il accumulait les dettes
de son chagrin
pas un mot
pas un geste
le pommeau
indigeste
de sa canne usée par l’ennui
disparaissait sous son corps affaibli
de tristesse
le désespoir l’inonde
la mort fait sa ronde
et se tient prête jaillir
il se prend la tête
se lève comme il peut
s’approche du quai
et se jette !
il laissait ses amis
en larmes et accroupis
des amis qui perdaient la tête
et qui avaient envie
de se jeter aussi
le pauvre monte au ciel
l où les décibels
s’évaporent dans l’oubli
et du haut de son nuageil se penche
pour voir les vivants
qui le regrettent autant
il se penche
il se penche
il se penche
et tombe
il restera sur Terre
les anges ne veulent pas de lui
il restera sur Terre
la vie commence pour lui

ABSURDE

Le soleil qui passe les persiennes
Se fraye un chemin qui va bien
Tel un acrobate il se faufile
Et s’étale sur mon corps viril.
Mes poils se redressent
Ma tête se redresse
Mes pieds se redressent
etc …
et je suis debout.

FEUJS & CO

Il y a le ciel, le soleil et la mère
Et oui, toujours ma mère !…
Ah, ces mères juives …

HYMNE A TOI

Dans les jardins secrets et inconnus
Dans les grottes mystérieuses et perdues
Dans les esprits amnésiques du monde
Dans les Bermudes de ma passion féconde
Je t’ai cherchée sans te trouver.