UN MATIN PAS COMME LES AUTRES

Ce matin je me suis levé,
les idées toutes éparpillées.
Je t’enlaçais, je te parlais,
lorsque tu t’es mise à pleurer.

Tu étais là , nue devant moi
avec tes larmes de joie
et ton moi en désarroi.
Que se passe t-il ? Raconte-moi !
Que se passe t-il ? Je suis papa ?!

Tu avais beau essayer de le cacher
de me mentir, de te moucher,
un enfant ne se dissimule pas
des seins qui gonflent, n’en parlons pas.

C’était ma première grosse expérience de la vie.
Je venais d’apprendre que je pouvais être père,
père d’un enfant qui serait solidaire
d’une femme que j’aimais,

d’une femme qui m’enterre
dans un monde immature
où j’arbore les factures
de ma vie qui ressemble à une caricature.

ECLIPSE DE VIE

Un jour où le soleil avait rendez-vous avec la lune
Les icebergs en pleuraient de désespoir.
Les ultraviolets empruntaient toutes les lacunes
D’une couche d’ozone qui broyait du noir.
Mais à force de pleurer des larmes alarmantes
Les glaçons ont dérivé dans une direction constante.
Paris, Genève, Montréal, Atlanta, …
Tant de villes qui n’abritaient pas la mer
Et qui en un instant éphémère
Disparaissaient sous une tristesse amère.
Pourquoi la folie des hommes est si grande
Qu’elle provoque chez eux un instinct destructeur
Et les oblige à entrer dans la légende
Au côté du déluge expérimentateur ?

QUE FAIRE ?

La misère est partout.

Dans les rues, dans nos têtes,

Sur les quais, Ã genoux

Et la mort qui nous guette

Nous fait perdre la tête

Et c’est tout.

Messieurs, dames, une p’tite pièce

Messieurs, dames, s’il vous plaît

Un billet, de l’espèce

Ou je deviendrai fou.

Et dans ce monde cruel

La misère est partout

Dans les rues, dans nos têtes

Et je pleure à genoux.