Le 23 décembre 2007

Du 26 décembre 2007 jusqu’au 29 décembre 2007, se déroulera le 40ème festival international du sahara de Douz.

Voici le programme de cette session anniversaire :

1- L’ouverture :
Le Mercredi : 26 décembre 2007 :

9.00 du matin : Cérémonie d’ouverture avec l’accueil des invités d’honneur et leurs excellences les Ambassadeurs et les membres du corps diplomatiques accrédités à Tunis et les représentants de la presse, ainsi que les participants des pays frères et amis, dans des atmosphères des festivités, animées par les troupes d’art populaire nationales et internationales.

2- Animation des rues et des places de la ville :

* Place du Souk artisanal : Chaque jour de 10.00 à 12.00 dans l’espace du souk artisanal et les places de la ville :
- Le 27/12/2007 : Visite au souk hebdomadaire, souk de vente des animaux et souk de vente des dattes.
- Le 28/12/2007 : Compétition de « Jeu d’Elkaribgha » (Jeu d’échecs bédouin), avec la collaboration de l’observatoire national des Jeux populaires.
- Spectacle de « FDAOUI » présenté par l’artiste Belgacem Belhaj Ali.

* La maison de théâtre : Chaque jour de 09.00 à 11.00 :
- 26/12/2007 : Représentation théâtrale pour enfants intitulée « Le Jasmin et le porteur d’eau » production de la société « Elkinaa Ennajm ».
- 27/12/2007 : Club d’enfants « Elwaha » spectacles de magie et prestidigitation ».
- 28/12/2007 : Représentation théâtrale pour enfants intitulée « Lumière et Soleil » production de la société « La nouvelle Vision pour la production ».
- 29/12/2007 : spectacles de magie et prestidigitation .

3- Spectacles à la place « H’nich » : Chaque jour de 14 :30 à 16 :30 :
Les spectacles du festival : des scènes de la vie saharienne (le mariage traditionnel – Elmaiazi – Nokane – Tihilim – Course des Méharis – Combat des dromadaires – Midaouri – Chasse aux lévriers – tonte des moutons et saut sur les dos des dromadaires …) avec des parades des troupes nationales et internationales participantes.

4- Le 7éme Marathon international des Méharis :
- 10.00- Examen vétérinaire des Méharis participants au Marathon.
-12.00 : Départ de 7éme Marathon international de course de Méharis de Douz.
- 14.00 : Arrivée prévue du premier marathon.

5- Les conférences et les matinées poétiques :
- 26 et 27/12/2007 : Hôtel Elmouradi : Conférence internationale autour du thème « Récit de Sahara dans le dialogue des civilisations et des cultures » avec la collaboration de la chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions.
- 26 ,27,28 et 29/12/2007 : Maison de la culture M’hemed Elmarzougui : Compétition de la poésie dialectale, autour du thème « Le rôle de festival dans la sauvegarde de la patrimoine » avec la participation des poètes des pays Arabes et Européens.

6 - Les foires :
*Exposition des arts plastiques et photographiques : pendant toute la durée de festival à la maison de culture M’hemed Elmarzougui et à l’hôtel Elmouradi, avec la participation des artistes : Hideyuki Ozawa de Japon, Catherine Stoll de la France et Hissa Lemrikhi de Qatar.
* La foire Commerciale et économique de 14 décembre 2007 au 5 janvier 2008, dans l’espace de marché du gros.
* La foire régionale de l’artisanat, avec la collaboration de l’office national de l’artisanat, du 25 au 30 décembre 2007 au zone touristique (espace commerciale- exposition des habits traditionnels sahariens – le Douar).

7 - Les Soirées: Chaque soir :
* Soirée « lumières et voix » à la place H’nich (au cœur de Sahara) de 21 :00
* Le 26 décembre 2007 : Soirée de mariage traditionnel
* Le 27 décembre 2007 : Soirée des instruments et de la musique de Sahara
* Le 28 décembre 2007 : Soirée rythmique des troupes populaires de Touareg avec la participation de la Libye – L’Algérie – le Mali et le Sénégal
* Le 29 décembre 2007 : L’Orchestre symphonique de la Tunisie, sous la direction de Maestro Ahmed Achour.
* Soirée musicales animées par des troupes nationales et internationales à la maison de la culture M’hemed Elmarzougui de 21 :00 à 00 :00
*Le 25/12/2007:Pièce de théâtre “Le Témoin” présentée par l’Association Régionale des Sourds.

Le 7 avril 2006

Il y a déjà quelques années,
Lors d’une expérience malheureuse,
Je me suis ardemment questionné
Sur les amitiés généreuses
Que l’on pouvait lier avec n’importe qui.

Je m’étais alors rendu compte
Que lorsqu’on était trop gentil,
Il ne fallait pas avoir honte
De la progressive apathie
Qui s’empare de notre forme physique.

On s’investit, on rend service,
Sans se douter un instant
De cette volatile avarice
Qui dévore ces charlatans
Soi-disant amis de trente ans.

Le 7 avril 2006

Le temps est relatif,
Lorsqu’on y réfléchit.
Comme un préservatif,
Il peut être un gâchis,
Ou comme une pilule,
Remplacer la pendule
De ce temps exhaustif
Qui nous a affranchit.

Ce qui est interminable pour l’un
Peut paraître anodin pour l’autre.
A vouloir jouer au plus malin,
Il n’est pas rare qu’on se vautre,
Dans cet univers très malsain
Où un couple comme un autre
S’est cassé comme un rien
Pour un temps Shakespearien
Qui était à la faute.

Etre ou ne pas être,
Je ne me pose plus de questions.
Je décide que cette lettre
En devienne mon bastion
Je ne veux plus me permettre
De jouer au scorpion :
Les instincts suicidaires
Dans toutes les relations,
Les amours meurtrières
D’une cristallisation
Font perdre la raison.Â

On a beau être « mûr »
Comme un fruit de saison,
On va droit dans le mur
Quand on vit sa passion
Et que personne n’est lÃ
Pour y faire attention.
Etre trop généreux
C’est jouer avec le feu :
On finit par s’éteindre
Comme ce poème foireux.

Le temps est relatif
D’après ce que j’ai compris ;
Il devient répulsif
Lorsqu’on n’a rien apprit.
On peux croire être jeune
Et penser comme un vieux,
On peux croire en l’amour
Lorsqu’on est malheureux :
Etre jeune en amour,
Etre un vieux malheureux.

Un mois peut faire un an
Si l’on compte les minutes
Ça n’est plus excitant
Si l’on compte les disputes.
Un mois, c’est beaucoup trop
Si l’on n’attend plus rien.

Ici, le temps s’égraine,
La vie s’arrête.
Comme en Ukraine,
Une cigarette…
On fait le point,
On tourne en rond,
On ferme les points,
Sonnez clairons !Â

Le temps est relatif,
Il dépend du repère.
C’est un bon laxatif
Pour les idées austères
Qui envahissent l’esprit
De pensées très amères.

C’est dans ces moments-lÃ
Qu’il faut positiver.
Penser à l’au-delÃ
Sans se laisser bouffer,
Car la vie est un pugilat,
Trop courte pour la laisser filer.
Balayer les pensées,
Avec les azalées ;
Balayer les idées,
Le temps s’en est allé…

Le 7 avril 2006

Il parait que Paris
est la plus belle ville du monde.
C’est possible…
Mais moi, j’en sais rien,
j’y habite !

Le 7 avril 2006

C’était un lundi matin, à la campagne
Mais pas un lundi comme les autres
C’était le Grand Lundi
celui de la rentrée des classes
Le premier grand jour
où Matthieu allait devenir grand
Pour lui, ce jour-là était si important
qu’il était debout avant tout le monde
Il s’est levé tout seul
s’est dirigé vers la cuisine
sans faire de bruit
puis s’est préparé son petit déjeuner
tout seul
sans un bruit
puis il est partit se laver les dents
avec sa nouvelle brosse à dents
celle avec le petit chien
dessiné sur le manche
Il s’est habillé
avec son beau pantalon à pince
du mariage de tante Gisèle
a préparé son cartable
son nouveau cartable
et il est parti
sans faire de bruit

Sur le chemin de l’école
il a alors rencontré
un escargot
Et comme il était beau
il s’est dit que sans doute
il allait à l’école, lui aussi
et il s’est mis à courir

Malheureusement, ce jour-lÃ
il pleuvait
Et des escargots
Matthieu en voyait
Il en voyait tellement
qu’il ne s’arrêtait pas de courir
jusqu’aux portes de l’école
Matthieu voulait être le premier !
Mais à force de courir
il s’est retrouvé seul devant cet énorme édifice
seul, Ã attendre, Ã attendre
à attendre encore
si bien qu’à force d’attendre
il en pleura de désespoir
et retourna chez lui
la tête basse
bien triste de n’avoir pas connu
sa première rentrée des classes

Le 7 avril 2006

Parler pour ne rien dire,
de la pluie et du beau temps
qui passe, passe, passe, irrémédiablement.
En veux-tu, en voilà ,
peut-être, pourquoi pas,
ça dépend, si tu veux…
Parler pour ne rien dire,
ou pour passer le temps,
qui passe, passe, passe,
et s’enfuit dans le vent.

Le 7 avril 2006

La boxe est un beau sport.
C’est le seul sport
où les deux adversaires se tapent dessus,
dans les règles.
Mais ils se font tellement mal,
qu’ils finissent par se haïr,
et se haïr tellement,
qu’ils pourraient se tuer sur le ring.
Et pourtant,
la cloche sonnée,
toute cette haine accumulée
disparaît d’un seul coup.
Ils se jettent alors dans les bras l’un de l’autre,
et se félicitent.

Le 7 avril 2006

Dans un jardin d’enfant
du 12ème arrondissement,
une bande de bambins
jouaient aux cow-boys et aux indiens.
C’est bizarre la vie…
Déjà tout petit,
on aime tuer et faire du mal.
Et sans s’en apercevoir,
on cultive ce mauvais côté de sa personne
dans des jeux anodins qui résonnent.
Et puis d’un coup:
BOUM ! Une bombe explose !
Plus d’enfants, plus de jeux,
les parents malheureux
s’évaporent dans le désespoir et le désastre
de quelques fous qui jouent
eux aussi, avec la vie.
Sans doute n’avaient-il pas compris
que la vie, la vie des autres,
n’est pas un jeu,
et qu’elle est plus importante que la mort des enjeux.

Le 7 avril 2006

Yvette venait d’accoucher.
Et comme Lucien, son mari
était aussi inculte que celle-ci,
ils avaient oublié
de trouver un prénom
pour le dernier venu à la maison.
Ils prirent alors le calendrier des Postes,
se tinrent la main,
rejoignirent leurs index respectifs
pour n’en faire plus qu’un,
fermèrent les yeux,
et posèrent leur index au hasard.
C’était décidé,
leur enfant s’appellerait à présent:

Fête Nationale.

Le 7 avril 2006

Il était vêtu d’une soutane,
mais personne ne l’aimait,
car il était nouveau
dans le monastère de Chimay,
petite ville de Belgique.
Tout les moines se moquaient de lui.
Ils le narguaient tellement qu’un jour,
il en bafouilla et dit tout haut:
L’abbé ne fait pas le moine !
Et tout le monde rigola.

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